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Consultations

Du lundi au vendredi, sur rendez-vous

J’accompagne les adultes qui vivent avec un TSA sans déficience intellectuelle et/ou un TDAH. Je me suis notamment spécialisée dans l’accompagnement des femmes adultes qui ont reçu un diagnostic tardif, avec une prise en compte particulière de l’impact des périodes de transition reproductive sur la décompensation du TDAH et le burn out autistique.

Consultations d’orientation

J’oriente également les adultes non diagnostiqués qui s’interrogent sur l’éventualité d’un TSA et/ou d’un TDAH. À cet effet, je propose des consultations spécifiques d’orientation : au cours de ces consultations, un point détaillé et complet sera fait sur les questions et les troubles constatés, avec un récapitulatif de toutes les démarches à entamer si besoin, qu’elles soient médicales (en parcours public ou libéral), ou administratives, pour la phase post-diagnostique : qu’est-ce qu’une RQTH, comment l’obtenir, rôle de la médecine du travail, questions sur les aménagements des postes de travail…

Accompagnement post-diagnostic

Pour les adultes diagnostiqués, la co-occurrence TSA/TDAH étant fréquente, je prends en compte ces deux troubles s’ils co-existent, compte tenu de leurs interactions complexes : certains traits autistiques peuvent masquer des manifestations du TDAH, d’autres peuvent se compenser, d’autres encore se majorer mutuellement, créant ainsi chez chaque personne une combinaison unique, qui peut fluctuer en fonction de nombreux paramètres.

Le TSA et le TDAH ne sont pas des troubles psychologiques mais des troubles neurodéveloppementaux : l’origine des manifestations du TSA et du TDAH n’est donc pas psychologique mais neurobiologique, entraînant un fonctionnement neurologique atypique. C’est ce qu’on appelle la neurodivergence ou la neuroatypie. À ce titre, le TSA et le TDAH ne peuvent pas être « guéris » et n’ont pas à être « soignés ». En revanche, ils peuvent et doivent être accompagnés si besoin. Cet accompagnement suppose des compétences spécifiques, qui manquent encore cruellement dans le paysage des professionnels de santé en France.

Dans cette optique, l’accompagnement du TSA permettra de comprendre et « d’apprivoiser » son autisme, afin de vivre au mieux avec ses manifestations au quotidien. Il s’agira entre autres :

  • de comprendre ce qu’est un déclencheur, d’identifier et d’apprendre à gérer ses déclencheurs mais également d’identifier la connectivité fonctionnelle entre les différents déclencheurs, qui sera spécifique à chaque personne
  • de comprendre ce qu’est la surcharge autistique, de l’éviter et de la gérer si besoin
  • de comprendre ce qu’est une crise autistique, de la prévenir et de la gérer si besoin
  • d’identifier et prévenir le risque de burn out autistique et de le gérer si besoin
  • de gérer le fonctionnement social en identifiant ses propres besoins et en apprenant à les exprimer
  • d’apprendre à identifier les ressources mobilisables, afin d’adapter l’environnement et de permettre à l’entourage de s’adapter s’il y est prêt
  • de gérer l’éventuel refus de l’entourage d’entendre les demandes exprimées
  • d’apprendre à répondre aux injonctions et attentes validistes.

Ce ne sont là que les enjeux principaux parmi d’autres, quand on vit avec un trouble du spectre autistique. La complexité de ces enjeux, ainsi que le risque de surcharge neurologique inhérent au TSA, peut également entraîner des troubles anxieux et beaucoup de doutes et de questionnements. En renfort des outils et techniques de gestion du TSA, l’auto-compassion, la validation de soi et la légitimation identitaire constituent alors de précieux leviers d’affirmation de soi : j’intègre donc ces axes de travail dans l’accompagnement thérapeutique.

Pour le TDAH, l’accompagnement permettra de mettre en place des stratégies de compensation efficaces. Une attention particulière sera portée à la gestion des dysfonctions exécutives mais tous les aspects et impacts du TDAH au quotidien seront pris en compte et accompagnés.

Certaines personnes vivant avec un TDAH se voient notamment prescrire un traitement médicamenteux psychostimulant (comme le Méthylphénidate). Ce traitement, lorsqu’il est prescrit à des patients également porteurs d’un TSA, gagne à être complété par un accompagnement visant à comprendre l’action du Methylphénidate, dans le but d’optimiser la perception et la gestion de la fatigue autistique.

Pour les personnes qui ne peuvent pas ou ne souhaitent pas se voir prescrire de traitement médicamenteux, les stratégies de compensation et l’éducation à la gestion de leur TDAH seront d’autant plus précieuses.

Thérapie intégrative adaptative et outils spécifiques

Les thérapies cognitives et comportementales sont souvent peu efficaces dans l’accompagnement du TSA et du TDAH, en raison justement de l’origine neurobiologique de leurs manifestations.

C’est pourquoi l’accompagnement thérapeutique doit être pensé et mis en œuvre en adéquation avec ce caractère neurobiologique, tout en explorant avec rigueur les possibles troubles anxieux associés, afin de déterminer s’ils constituent une manifestation directe du TSA et/ou du TDAH, devant alors être pris en charge comme tels, ou s’ils entrent dans le cadre des comorbidités.

La psychoéducation est une clé essentielle de cet accompagnement,  mais il importe avant tout d’adopter une approche thérapeutique adaptée. Il existe également des outils précieux pour quantifier, qualifier et gérer les implications de l’autisme au quotidien.

Dans cette optique, je travaille en partenariat avec Florence Demourant, thérapeute spécialisée dans la détection et l’accompagnement du TSA. Je suis donc formée à la thérapie intégrative adaptative, son modèle thérapeutique spécifiquement pensé pour la prise en charge du TSA.

Le principe phare de la TIA est résumé ainsi par Florence Demourant : « La philosophie de base qui sous-tend la Thérapie Intégrative Adaptative découle donc d’une reconnaissance fondamentale de ce qu’est l’autisme : les défis associés aux TSA trouvent leur origine principalement dans des mécanismes neurologiques plutôt que dans des dynamiques psychologiques (…). Au cœur de la TIA réside l’objectif de fournir aux patients une stratégie axée sur la résolution de problèmes et l’adaptation contextuelle aux déclencheurs spécifiques, tout en entreprenant un travail en profondeur pour rectifier les altérations causées par des perceptions altérées de leurs propres capacités (…). Cette approche marque un renversement de paradigme, délaissant l’impératif d’adaptation à tout prix à une société normative, au profit de la mise en œuvre systématique de stratégies de contournement et d’adaptation, visant à permettre aux individus autistes de fonctionner de manière raisonnablement typique tout en évitant l’activation de réponses neurologiques nuisibles associées à l’autisme. En somme, la TIA repose sur une philosophie d’acceptation et d’adaptation constructive aux besoins spécifiques des individus atteints d’autisme, en reconnaissant l’importance capitale des composantes neurologiques dans la gestion de ce trouble ». 

En tant que thérapeute partenaire, je suis également formée à la passation de son outil de cartographie de l’autisme, ainsi qu’à l’accompagnement post-cartographie, qui fait l’objet de consultations spécifiques.

N’hésitez pas à me contacter pour toute question ou précision, en cliquant ici.

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Rappels concernant le diagnostic de TSA et/ou de TDAH :

  • Seul un médecin peut poser un diagnostic officiel. Ce diagnostic médical permet d’entamer si besoin des démarches administratives, qu’il s’agisse d’une demande de RQTH auprès de la MDPH ou de demandes d’aménagements auprès de la médecine du travail.
  • Les psychologues et neuropsychologues spécialisés dans les troubles neurodéveloppementaux peuvent quant à eux réaliser des bilans de pré-diagnostic, qui pourront ensuite être validés par un médecin afin de confirmer le diagnostic.
  • Des outils en ligne et tests gratuits permettent, en amont de ces démarches auprès de professionnels, d’amorcer une réflexion autour des questions que vous vous posez au sujet d’un éventuel TSA et/ou TDAH. Ces outils et tests ne constituent en aucun cas un diagnostic et doivent être soigneusement sélectionnés.